💚 Ce sujet fait partie de notre Guide complet de la succession en Suisse 2026, qui couvre les étapes après un décès : démarches, organismes, délais, fiscalité.

En Suisse, plusieurs déclarations fiscales sont à produire au décès : la déclaration d'impôt du défunt (cantonale et fédérale) pour l'année du décès, éventuellement la déclaration de succession cantonale (droits de succession), et parfois des déclarations spécifiques selon les biens.

Les déclarations à produire

Déclaration d'impôt du défunt pour l'année du décès : revenus courus jusqu'à la date du décès. Cantonale et fédérale.

Déclaration de succession cantonale : dans les cantons qui appliquent des droits de succession (certains exonèrent totalement les transmissions au conjoint marié et aux descendants).

Déclarations de la succession : la succession peut être traitée comme une entité distincte pendant la période de liquidation.

Les règles varient selon les cantons. Voir estv.admin.ch et le site de l'administration fiscale cantonale.

Les droits de succession cantonaux

Chaque canton fixe ses propres règles :

Exemples (sans valeur chiffrée précise — varie selon les années) :

Vérifier précisément sur le site de l'administration fiscale du canton de dernier domicile du défunt.

Qui produit les déclarations

Les héritiers ou le notaire en charge de la succession produisent les déclarations. Dans les cantons à notariat latin (Genève, Vaud, Fribourg, etc.), le notaire joue un rôle central.

L'administration fiscale peut demander des pièces complémentaires et procéder à des contrôles.

Les délais

Chaque canton fixe ses propres délais de dépôt :

Au-delà, des intérêts de retard et éventuellement des amendes s'ajoutent.

Le notaire ou l'administration fiscale surveille les délais.

Les biens à déclarer

Tous les biens du défunt doivent être déclarés :

Les dettes sont déductibles de l'actif.

Le liquidation du régime matrimonial précède la succession : la part revenant au conjoint survivant est d'abord attribuée, puis la succession proprement dite est calculée.

Cas particuliers

Biens à l'étranger. Déclaration requise. Les conventions internationales contre la double imposition peuvent éviter une taxation cumulée.

Patrimoine d'entreprise. Régimes fiscaux préférentiels dans plusieurs cantons pour la transmission d'entreprises familiales, sous conditions.

Roulement au conjoint. Dans certains cas, la transmission au conjoint marié peut bénéficier d'un report d'imposition (notamment pour les régimes de retraite).

Frais funéraires : déductibles dans certaines limites selon les cantons.

Dons à des organismes d'utilité publique : crédits d'impôt ou exonérations selon les cantons.

Héritier renonçant : la part revient aux autres héritiers. La fiscalité est recalculée.

FAQ

Les droits de succession sont-ils les mêmes dans tous les cantons suisses ?

Non. Chaque canton fixe ses propres règles. Plusieurs exonèrent totalement le conjoint marié et les descendants directs ; d'autres taxent.

Le conjoint marié paie-t-il des droits en Suisse ?

Dans de nombreux cantons, non : exonération totale pour les transmissions au conjoint marié. Dans d'autres, taux préférentiel avec abattements.

Les frais funéraires sont-ils déductibles ?

Oui, dans les limites fixées par chaque canton.

Que déclarer si le défunt avait des biens à l'étranger ?

Les biens à l'étranger sont en principe à déclarer. Les conventions fiscales internationales évitent en général la double imposition.

Comment réduire les droits de succession ?

Anticipation par donations, planification patrimoniale, assurance-vie. Un fiscaliste accompagne.

Faut-il déclarer les avoirs détenus par le défunt à l'étranger ?

Oui en principe : tous les biens et avoirs sont à déclarer, y compris ceux situés hors de Suisse. Les conventions fiscales internationales évitent en général la double imposition mais leur application demande expertise.

Que se passe-t-il si on conteste les droits réclamés ?

L'administration cantonale offre des voies de recours (réclamation, opposition, recours au tribunal cantonal puis au Tribunal fédéral en dernier ressort). Les délais de recours sont stricts. Un avocat fiscaliste accompagne ces procédures.

Coordination 1er, 2ème et 3ème pilier au décès

Au décès, les prestations des trois piliers s'enchaînent et ont chacune leur fiscalité :

Voir nos guides :

Erreurs à éviter

En résumé

L'accompagnement du notaire est essentiel pour cadrer les déclarations et optimiser fiscalement.

Pour être accompagné pas à pas, découvrez Mathilde — un service d'orientation WhatsApp pour les familles.

Sources officielles à consulter

Cet article est à titre informatif. HelloMathilde ne remplace ni un notaire, ni un avocat, ni un conseiller fiscal, ni un opérateur funéraire. En cas de doute sur votre situation, consultez un professionnel.