Vous venez de perdre un grand-parent. Une présence qui était là depuis toujours, parfois depuis votre premier souvenir. Je suis là, et je vais rester avec vous un moment.
Il n'y a pas de bonne manière de vivre ce qui vous arrive. Juste la vôtre.
L'essentiel en 3 points
- Le deuil est un processus qui varie d'une personne à l'autre. Il n'existe pas une seule bonne façon de le vivre.
- Vous pouvez vous accorder le temps nécessaire et adopter une attitude de bienveillance envers vous-même.
- En Wallonie, des psychologues formés à l'accompagnement du deuil sont disponibles au sein des Plates-formes de soins palliatifs.
Un lien à part
Un grand-parent, ce n'est pas tout à fait comme les autres. C'est souvent la personne qui prenait le temps. Celle qui racontait, qui gâtait un peu, qui ne jugeait pas. Quand ce lien s'en va, c'est tout un pan de votre histoire qui se tait.
Et pourtant, on entend parfois autour de soi que « c'était dans l'ordre des choses ». Comme si la peine devait être plus petite. Je veux vous dire l'inverse. Votre chagrin est entier. Il a le droit d'exister sans excuse.
L'AViQ, l'agence publique wallonne, le rappelle simplement : le deuil dépend de la relation avec la personne décédée, des expériences passées, de la culture, des croyances, des valeurs et du soutien autour de vous. Personne ne vit la perte d'un grand-parent de la même façon. Pas même deux petits-enfants d'une même famille.
Votre rythme, et rien d'autre
Il n'y a pas de calendrier. Certains jours seront plus doux, d'autres vous reprendront sans prévenir, devant une recette, une chanson, une odeur. C'est normal. S'accorder le temps de se rétablir, et de la bienveillance envers soi, fait partie du chemin.
Vous n'avez pas à « tenir » pour les autres. Vous n'avez pas à aller mieux pour une date. Vous avez le droit de pleurer, et le droit de rire d'un souvenir, parfois dans la même heure.
Quand les enfants sont là
Souvent, la mort d'un grand-parent est la première rencontre d'un enfant avec la mort. Yapaka, le programme de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le dit avec justesse : cette mort qui amène tristesse et questions s'inscrit dans le cycle de la vie.
Pour les accompagner, l'essentiel tient en peu de mots. Parler vrai plutôt que cacher. Ressentir vos propres émotions et les leur montrer, doucement, leur donne la permission de ressentir les leurs. Laissez venir leurs questions au lieu de les devancer. Écoutez l'enfant là où il en est, et laissez-le avancer à son rythme.
Maintenir le quotidien aide aussi. L'école, les repas, les habitudes. Cette stabilité rassure plus qu'on ne le croit. Et les rituels comptent : un moment de silence, une présence aux funérailles, un espace pour partager. Un silence prend tout son sens quand une parole sincère l'a précédé.
Ne pas rester avec ça en soi
Au cours du deuil, il importe de ne pas s'isoler et de partager sa peine. Parler, même un peu, allège. Auprès d'un proche, ou d'un groupe d'entraide.
Si le poids devient trop lourd, du soutien existe. L'association Vivre son deuil propose une écoute et peut vous orienter vers un psychologue spécialisé, aux numéros 010/45.69.92 ou 0477/96.10.37. Les Plates-formes de soins palliatifs en Wallonie offrent une écoute par téléphone, par vidéoconférence ou en présentiel, des groupes de parole, et des entretiens individuels, familiaux ou de couple.
Les démarches, plus tard
Le deuil et les papiers ne tiennent pas dans le même tiroir. Quand le moment sera venu, et seulement à ce moment-là, vous pourrez vous occuper de ce qui reste à faire. Si vous étiez proche au point d'avoir tout géré, sachez que les repères existent, par exemple que faire après le décès d'un proche, comment obtenir l'acte de décès, ou comment soutenir vos parents face au décès d'un grand-parent qui était leur parent.
Si la fin est venue après un long chemin, la lecture sur le décès après une longue maladie peut vous parler. Mais rien ne presse. Aujourd'hui, vous avez surtout le droit d'avoir de la peine.
Questions fréquentes
Est-ce normal d'avoir autant de peine pour un grand-parent ?
Oui, entièrement. Le deuil dépend du lien que vous aviez, de votre histoire, de vos valeurs. Un grand-parent peut avoir tenu une place immense dans votre vie. Votre chagrin est légitime, peu importe ce que les autres en pensent.
Combien de temps dure un deuil ?
Il n'y a pas de durée juste. Le deuil est un processus propre à chacun. Accordez-vous le temps nécessaire et de la bienveillance envers vous-même. Certains jours seront plus doux que d'autres, et c'est ainsi qu'on avance.
Comment parler de la mort à un enfant qui perd un grand-parent ?
Avec des mots vrais, simples, sans tout cacher. Laissez venir ses questions plutôt que de les devancer, écoutez-le là où il en est. Maintenir son quotidien et lui offrir un rituel, comme une présence aux funérailles, l'aide à comprendre et à apprivoiser la perte.
Où trouver du soutien en Belgique ?
L'association Vivre son deuil propose une écoute (010/45.69.92 ou 0477/96.10.37) et peut vous orienter vers un psychologue spécialisé. En Wallonie, les Plates-formes de soins palliatifs offrent écoute, groupes de parole et entretiens, par téléphone, en vidéoconférence ou en présentiel.
Pour aller plus loin
- Faire le deuil de son parent : le chemin, à votre rythme
- Perdre un parent en Belgique : les démarches, pas à pas
- Perdre un frère ou une sœur en Belgique : vos démarches
- Deuil anticipé : pleurer avant la perte, le traverser
- Faire le deuil d'un ami proche : un vrai deuil, reconnu
- Que faire après le décès d'un proche en Belgique : par où commencer ?
Sources officielles à consulter
- belgium.be · portail officiel des autorités belges
- finances.belgium.be · déclaration de succession et avoirs dormants (MyMinfin)
- socialsecurity.be · sécurité sociale et démarches après un décès
- sfpd.fgov.be · pension de survie et indemnité de funérailles (Service fédéral des Pensions)
- notaire.be · succession, certificat d'hérédité et déblocage des comptes