Coordonnées de URSSAF
- Nom complet
- Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales
- Téléphone
- 3957
- Site officiel
- www.urssaf.fr
- Formulaire Guichet Unique INPI — déclaration de cessation
- Guichet Unique INPI — déclaration de cessation
- Délai légal
- 90 jours après le décès
Pièces à fournir
- Acte de décès original
- Livret de famille
- Pièce d'identité du déclarant
- RIB du demandeur
- Justificatif du lien avec le défunt
L'URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales) recouvre les cotisations sociales des travailleurs indépendants, employeurs, et particuliers-employeurs en France. Au décès d'un cotisant, les démarches concernent principalement la cessation d'activité (si indépendant ou employeur) et la régularisation des cotisations dues.
Qui doit prévenir l'URSSAF
L'URSSAF doit être prévenue si le défunt était :
- Travailleur indépendant (artisan, commerçant, profession libérale, micro-entrepreneur)
- Employeur (entreprise individuelle avec salariés)
- Particulier-employeur (employait une aide à domicile, garde d'enfants, jardinier via CESU ou Pajemploi)
Si le défunt était uniquement salarié ou retraité sans activité indépendante, aucune démarche spécifique URSSAF n'est nécessaire (son employeur ou sa caisse de retraite signale automatiquement).
Démarches selon le statut du défunt
Cas 1 : défunt travailleur indépendant
Les héritiers doivent effectuer la déclaration de cessation d'activité via le Guichet Unique de l'INPI : formalites.entreprises.gouv.fr.
Cette déclaration unique :
- Met fin à l'immatriculation au RCS (commerçants), Répertoire des métiers (artisans), ou URSSAF (libéraux)
- Stoppe les cotisations en cours
- Déclenche la régularisation finale
Cas 2 : défunt employeur en entreprise individuelle
Outre la cessation d'activité (idem cas 1), il faut :
- Remplir les obligations sociales auprès des salariés (licenciement pour cause économique ou cessation, indemnités, etc.)
- Émettre les DSN (Déclaration Sociale Nominative) finales pour clore les comptes salariés
- Régulariser les cotisations employeur dues à la date du décès
Démarche complexe — accompagnement notaire + comptable fortement conseillé.
Cas 3 : défunt particulier-employeur (CESU, Pajemploi)
- CESU : se connecter sur cesu.urssaf.fr pour signaler le décès. Le compte du défunt est fermé. Les dernières heures travaillées par le salarié à domicile doivent être déclarées (paie + cotisations). L'éventuel solde positif (avoirs CESU non utilisés) est remboursé à la succession.
- Pajemploi (garde d'enfants) : démarche similaire sur pajemploi.urssaf.fr. Si le défunt employait une assistante maternelle ou garde à domicile pour ses enfants, le contrat de travail prend fin.
Régularisation des cotisations
Cotisations dues à la date du décès
Les cotisations sociales du défunt sont recalculées au prorata du nombre de jours d'activité dans l'exercice. Si trop-perçu : remboursement à la succession. Si trop peu cotisé : régularisation à la charge de la succession.
Délai de déclaration : 90 jours
Le défunt (ou ses héritiers) doit effectuer une déclaration des revenus des années N-1 et N dans un délai de 90 jours à compter de la date de cessation (= date du décès pour un travailleur indépendant décédé).
Radiation d'office après 2 ans
Si aucune déclaration n'est faite pendant 2 années consécutives, le travailleur indépendant est radié d'office par l'URSSAF. Pas idéal pour la succession — provoque parfois des relances pour des cotisations forfaitaires impayées.
Contact URSSAF
- Téléphone : 3957 (service URSSAF travailleurs indépendants, 0,12 €/min + prix appel)
- Site internet : urssaf.fr — espace personnel selon le statut
- Adresse postale : URSSAF régionale dont relevait le défunt (variable selon territoire)
Cas particulier : capital décès des indépendants
Le capital décès des travailleurs indépendants (8 798 € en 2026) est versé par la SSI (intégrée au régime général depuis 2018), pas par l'URSSAF. Voir notre page Sécurité Sociale des Indépendants.
L'URSSAF se charge des cotisations, la SSI/CPAM se charge des prestations. Démarches en parallèle mais distinctes.
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si je ne respecte pas les délais légaux
Selon l'organisme, les conséquences varient : pénalités financières (intérêts de retard 0,2 %/mois + majoration 10 % pour la déclaration succession DGFiP), perte de droits (capital décès prescrit après 2 ans), blocage administratif (véhicule non utilisable après 3 mois), factures qui s'accumulent (eau, électricité, abonnements). Le délai le plus court à respecter est celui de la déclaration de succession à la DGFiP : 6 mois.
Le notaire est-il obligatoire pour toutes ces démarches
Non, mais c'est fortement recommandé. Le notaire est obligatoire dès qu'il y a un bien immobilier dans la succession (publicité foncière, attestation immobilière) ou un testament. Pour les successions sans immobilier inférieures à 50 000 €, la déclaration de succession peut être faite par les héritiers eux-mêmes via le formulaire Cerfa 2705-SD. Mais en pratique, plus de 95 % des successions françaises passent par un notaire.
Comment payer les droits de succession si je n'ai pas l'argent immédiatement
Vous pouvez demander à la DGFiP un paiement fractionné (jusqu'à 3 ans avec intérêts) ou un paiement différé dans certains cas (transmission d'entreprise, nue-propriété). La demande se fait via le notaire au moment du dépôt de la déclaration de succession.
Que faire si je découvre tardivement un document important du défunt
Cela arrive : un testament caché, un compte oublié, un véhicule non déclaré. Les démarches restent possibles dans la limite des délais de prescription : 2 ans pour le capital décès Sécu, 10 ans pour l'assurance vie, illimité pour les biens immobiliers (mais avec pénalités fiscales croissantes). Consultez le notaire — il peut souvent régulariser même tardivement.
Que se passe-t-il pour les cotisations non payées avant le décès
Elles deviennent une dette de la succession. Les héritiers qui acceptent la succession deviennent solidairement responsables de leur paiement. C'est l'une des raisons pour lesquelles certains héritiers choisissent l'acceptation à concurrence de l'actif net (limite la responsabilité aux biens du défunt) ou la renonciation à la succession. Voir Accepter ou renoncer à une succession.
Bonnes pratiques transversales pour ne rien oublier
- Obtenir 10 copies d'acte de décès auprès de la mairie du lieu de décès (gratuit). Chaque organisme exige son exemplaire original.
- Identifier rapidement le notaire chargé de la succession — il pilote la plupart des démarches longues (publicité foncière, déclaration succession, attestation immobilière, succession bancaire).
- Ne pas négliger les délais réglementaires : 6 mois pour la déclaration de succession DGFiP (1 an si décès à l'étranger), 3 mois pour la carte grise, 30 jours pour l'eau, dès 48h pour la réexpédition courrier.
- Garder une trace écrite de chaque démarche (envoi recommandé avec accusé de réception conseillé pour les courriers officiels).
- Conserver les originaux : les copies certifiées conformes ont été supprimées par décret 2001-899, mais certaines administrations exigent encore les originaux. Restituer après usage si demandé.
Recommandation finale
La majorité de ces démarches sont pilotées par le notaire dans le cadre de la succession globale. Choisir un notaire dans les 2-4 semaines suivant le décès permet d'éviter les retards et les pénalités. Le notaire fait gagner du temps même quand sa présence n'est pas obligatoire (héritage simple). Voir Choisir un notaire après un décès.
Sources officielles à consulter
- www.urssaf.fr — site officiel de URSSAF
- service-public.gouv.fr — portail officiel de l'administration française
- impots.gouv.fr — déclaration de succession et droits