Coordonnées de Notaires.fr (CSN)

Nom complet
Conseil Supérieur du Notariat
Téléphone
via Chambre départementale des Notaires
Site officiel
www.notaires.fr

Pièces à fournir

  • Acte de décès original
  • Livret de famille
  • Pièce d'identité du déclarant
  • RIB du demandeur
  • Justificatif du lien avec le défunt

Ce sujet fait partie de notre Guide complet de la succession en France 2026, vue d'ensemble des étapes, lois, délais et fiscalité.

Vous venez de perdre quelqu'un, et voilà qu'on vous parle de notaire, d'actes, de successions. C'est beaucoup, je sais. Et la première question qui revient, c'est souvent la plus simple en apparence : à qui s'adresser, et où le trouver. Je vais vous accompagner là-dedans, doucement.

Le portail qui vous servira s'appelle notaires.fr. C'est le site officiel de la profession, animé par le CSN (le Conseil Supérieur du Notariat, l'instance qui représente les notaires en France). Vous y trouverez l'annuaire de tous les notaires du pays, des simulateurs (droits de succession, frais, donation) et même un service pour retrouver le notaire qui s'occupe déjà d'une succession. Tout est gratuit, sans inscription.

Pourquoi le notaire prend une telle place

Dans presque toutes les successions françaises, le notaire est au centre du jeu. C'est lui qui :

Autrement dit, il porte la plupart des démarches longues. Vous n'avez pas à tout faire seul.

Trois cas de figure, selon votre situation

Avant de chercher tous azimuts, regardons où vous en êtes. Il y a trois scénarios possibles.

Si la personne avait déjà son notaire

C'est le cas le plus simple. Vous pouvez retrouver son notaire dans ses papiers : un testament, une donation, un acte de propriété, ou de vieilles factures d'honoraires. Parfois ses coordonnées sont même inscrites dans le livret de famille, certains notaires le font au moment d'un mariage.

Une chose qui rassure souvent les familles : vous n'êtes pas obligé de garder ce notaire. Vous êtes libre de choisir n'importe quel notaire en France pour la succession, où que vous soyez.

Si vous soupçonnez qu'un notaire est déjà saisi

Ça arrive plus qu'on ne croit : un autre héritier a contacté un notaire de son côté, sans vous prévenir, et vous vous demandez lequel. Dans ce cas, contactez la Chambre départementale des Notaires du département où vivait la personne décédée.

C'est gratuit et confidentiel. Vous donnez le nom, le prénom, la date et le lieu du décès. La Chambre diffuse votre demande à tous les notaires du département via sa circulaire mensuelle, et le notaire concerné vous recontacte directement.

Si vous voulez choisir un notaire vous-même

Là, l'annuaire de notaires.fr est fait pour ça. Rendez-vous sur notaires.fr/fr/annuaire, cherchez par ville, code postal ou spécialité, regardez les profils (langues parlées, spécialisations, taille de l'équipe). Mon conseil : contactez-en deux ou trois pour comparer leur réactivité et, tout simplement, le feeling.

Bien choisir, sans se compliquer la vie

La spécialité, quand le dossier est compliqué

La plupart des notaires sont généralistes et ça suffit largement. Mais si la situation est particulière, vous pouvez chercher une spécialité :

La proximité

Choisir près de chez vous n'est pas obligatoire, mais c'est pratique pour les rendez-vous physiques (signatures, lecture du testament), pour l'inventaire des biens immobiliers du coin, ou si quelqu'un doit se déplacer au domicile de la personne.

Les outils gratuits du site

Sur notaires.fr, vous avez accès à plusieurs simulateurs qui peuvent vous aider à y voir clair :

Combien ça coûte

Une question légitime, et souvent angoissante quand on ne sait pas. Voici ce qu'il faut retenir.

Les honoraires du notaire, qu'on appelle ses émoluments, sont fixés par décret. Sur les actes obligatoires (acte de notoriété, déclaration de succession, attestation immobilière), il n'y a donc pas de négociation possible : c'est le même tarif partout. Concrètement, ça se compose ainsi :

Pour vous donner un repère : sur une succession moyenne autour de 150 000 €, comptez entre 2 500 et 5 000 € d'émoluments au total.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je ne respecte pas les délais

Ça dépend de l'organisme. Selon les cas : des pénalités financières (intérêts de retard de 0,2 %/mois plus une majoration de 10 % pour la déclaration de succession aux impôts), une perte de droits (le capital décès se prescrit après 2 ans), un blocage administratif (un véhicule inutilisable après 3 mois), ou des factures qui s'accumulent (eau, électricité, abonnements). Le délai le plus court à garder en tête, c'est celui de la déclaration de succession à la DGFiP : 6 mois.

Le notaire est-il vraiment obligatoire

Pas toujours, mais c'est très souvent recommandé. Il devient obligatoire dès qu'il y a un bien immobilier dans la succession (pour la publicité foncière et l'attestation immobilière) ou un testament. Pour une succession sans immobilier et inférieure à 50 000 €, les héritiers peuvent faire la déclaration eux-mêmes avec le formulaire Cerfa 2705-SD. Mais dans les faits, plus de 95 % des successions françaises passent par un notaire.

Comment payer les droits de succession si je n'ai pas l'argent tout de suite

Vous pouvez demander à la DGFiP un paiement fractionné (étalé jusqu'à 3 ans, avec intérêts) ou, dans certains cas (transmission d'entreprise, nue-propriété), un paiement différé. La demande passe par le notaire, au moment du dépôt de la déclaration de succession.

Et si je découvre un document important plus tard

Ça arrive souvent : un testament rangé quelque part, un compte oublié, un véhicule jamais déclaré. Les démarches restent possibles tant que les délais de prescription ne sont pas dépassés : 2 ans pour le capital décès de la Sécu, 10 ans pour l'assurance vie, sans limite pour les biens immobiliers (mais avec des pénalités fiscales qui montent avec le temps). Parlez-en au notaire, il peut souvent régulariser même tardivement.

Faut-il s'inscrire pour consulter notaires.fr

Non. L'annuaire est gratuit et ouvert à tous, sans inscription. Et la recherche du notaire en charge d'une succession via la Chambre départementale est elle aussi gratuite et confidentielle, sans avoir à être client de qui que ce soit.

Quelques réflexes qui aident à ne rien oublier

  1. Demandez 10 copies de l'acte de décès à la mairie du lieu de décès, c'est gratuit. Chaque organisme réclame son propre exemplaire original.
  2. Identifiez vite le notaire chargé de la succession : c'est lui qui pilote les démarches longues (publicité foncière, déclaration de succession, attestation immobilière, comptes bancaires).
  3. Gardez un œil sur les délais : 6 mois pour la déclaration de succession (1 an si le décès a eu lieu à l'étranger), 3 mois pour la carte grise, 30 jours pour l'eau, dès 48h pour la réexpédition du courrier.
  4. Gardez une trace écrite de chaque démarche. Pour les courriers officiels, le recommandé avec accusé de réception est votre ami.
  5. Conservez les originaux. Les copies certifiées conformes ont été supprimées par décret, mais certaines administrations réclament encore les originaux. On vous les rend après usage si vous le demandez.

Pour finir

L'essentiel de tout cela repose sur le notaire, dans le cadre de la succession. Si vous le choisissez dans les deux à quatre semaines qui suivent le décès, vous vous épargnez bien des retards et des pénalités. Et même quand sa présence n'est pas obligatoire, dans un héritage tout simple, il vous fait gagner un temps précieux. Pour aller plus loin, voyez Choisir un notaire après un décès.

Pour aller plus loin

Sources officielles à consulter

Cet article est à titre informatif. HelloMathilde n'est ni mandaté ni affilié à Notaires.fr (CSN). Les informations ci-dessus sont à vérifier auprès de l'organisme directement. HelloMathilde ne remplace ni un notaire, ni un avocat, ni un conseiller fiscal.