La première semaine après un décès en Belgique tient en quelques gestes datés : le médecin constate, la commune enregistre, les pompes funèbres organisent, la banque bloque les comptes mais peut avancer les frais funéraires. Voici ce qui se passe jour après jour, et ce qui peut attendre sans risque.

On attend de vous des décisions et des signatures alors que vous n'avez pas encore réalisé. C'est l'injustice de ces premiers jours. Je vais rester près de vous pour les sept qui viennent, ceux qui concentrent presque tout.

Vous n'avez pas à retenir cette page. Chaque journée a sa poignée de gestes, et le reste peut attendre sans que rien ne soit perdu. Toutes les règles citées sont en vigueur en 2026 et renvoient à leur source officielle.

Vue d'ensemble de la semaine

DémarcheQuandQui s'en charge le plus souvent
Constat médical du décèsImmédiatLe médecin
Déclaration à la commune du lieu du décèsDans les jours qui suiventL'entreprise de pompes funèbres
Autorisation d'inhumer ou d'incinérerJamais moins de 24 heures après le décèsL'officier de l'état civil
Information de la banquePremière semaineVous
Mutualité, employeur, pensionsPremière semaineVous
Déclaration de succession4 moisLe notaire ou vous

Jour 1, faire constater et déclarer

Le constat médical

Un médecin doit constater le décès et établir l'attestation qui ouvre tout le reste. Sans ce document, aucune démarche n'avance.

Si le décès survient à l'hôpital ou en maison de repos, l'établissement s'en charge et vous remet les documents.

Si le décès survient à domicile, appelez le médecin traitant, ou le 112 si personne n'est joignable.

Si les circonstances sont violentes ou inexpliquées, ne touchez à rien et appelez la police. Le procureur du Roi peut ordonner un examen avant toute autorisation.

La déclaration à la commune

Le décès se déclare à la commune du lieu du décès, et non à celle du domicile. En pratique, l'entreprise de pompes funèbres porte cette déclaration pour vous dans la quasi-totalité des cas.

La commune établit ensuite l'acte de décès et délivre les extraits d'acte de décès. Demandez-en plusieurs d'emblée : la banque, les assurances, la mutualité, le Service fédéral des Pensions et l'employeur en réclameront chacun un (belgium.be).

Jour 2, les pompes funèbres et le contrat éventuel

Avant de signer quoi que ce soit, vérifiez si la personne défunte avait un contrat obsèques prépayé ou une assurance qui couvre les funérailles. Cela change le budget et parfois les volontés déjà exprimées.

Trois repères pour ne pas décider sous pression :

  1. Demandez plusieurs devis. Les écarts entre entreprises sont réels, et rien ne vous oblige à retenir la première.
  2. Vérifiez la déclaration de dernières volontés. Elle peut avoir été enregistrée auprès de la commune du domicile et fixe le choix entre inhumation et crémation.
  3. Faites-vous accompagner pour relire le devis. Une deuxième paire d'yeux vaut beaucoup dans ces moments.

L'inhumation comme la crémation sont soumises à une autorisation gratuite de l'officier de l'état civil, qui ne peut jamais être délivrée moins de 24 heures après le décès (belgium.be). Les modalités pratiques relèvent ensuite de votre Région et de votre commune.

Jour 3, l'employeur et la mutualité

L'employeur

Téléphonez, puis confirmez par écrit avec un extrait d'acte de décès. L'employeur arrête la rémunération et établit les documents de fin de contrat.

Deux sommes sont souvent oubliées à ce stade et reviennent aux ayants droit : le pécule de vacances de départ et les éventuels capitaux d'une assurance groupe souscrite par l'entreprise. Demandez-les explicitement.

La mutualité

La mutualité clôture les droits de la personne défunte. Attention à une idée reçue tenace : la mutualité ne verse pas de prime de décès en Belgique. Elle peut en revanche intervenir sur certains frais funéraires, sur présentation des factures, selon ses avantages propres.

Si vous êtes salarié

Renseignez-vous auprès de votre employeur sur le petit chômage, le congé de circonstance prévu pour le décès d'un proche. Sa durée dépend du lien de parenté.

Jour 4, la banque

C'est la démarche qui inquiète le plus, parce qu'elle bloque les comptes.

Si vous ne savez pas où la personne avait des comptes, le Point de contact central tenu par la Banque nationale permet de les retrouver. Le détail est dans retrouver un compte bancaire inconnu en Belgique.

Jour 5, les funérailles

Cette journée vous appartient. Quelques repères pratiques peuvent l'alléger : le maître de cérémonie de l'entreprise de pompes funèbres orchestre le déroulé, prévoyez une liste des personnes à prévenir pour l'accueil qui suit, et gardez les cartes accompagnant les fleurs pour les remerciements, plus tard.

Jours 6 et 7, ouvrir les droits

Ces deux journées servent à ouvrir ce qui revient à la famille. Rien n'est perdu si vous les décalez d'une semaine, mais rien n'avance tant que les demandes ne sont pas introduites.

Le Service fédéral des Pensions

Un point important : la demande introduite dans les 12 mois est rétroactive au décès (sfpd.fgov.be). Attention, le cohabitant légal n'a pas droit à la pension de survie.

La caisse d'allocations familiales

Le supplément d'orphelin est souvent appliqué automatiquement, mais il vaut la peine de confirmer votre dossier auprès de la caisse.

Les assurances, l'énergie, le télécom

Repérez les contrats en cours et signalez le décès. Le détail par secteur est dans résilier l'énergie en Belgique et résilier les contrats télécom en Belgique.

Le notaire, ou pas

Pour une succession simple, sans immeuble, sans testament, sans contrat de mariage ni héritier mineur, le certificat d'hérédité du SPF Finances est gratuit et suffit souvent. Le notaire devient nécessaire dès qu'une de ces conditions tombe (certificat d'hérédité en Belgique).

Ce qui peut attendre la semaine suivante

À faire cette semaineCe qui peut attendre
Commune, pompes funèbres, banqueLa déclaration de succession, due dans les 4 mois
Employeur, mutualitéLe partage des biens
Demandes de pension et d'allocationsLa plaque du véhicule, à radier dans les 2 mois

Questions fréquentes

Qui déclare le décès à la commune en Belgique ?

Dans la quasi-totalité des cas, l'entreprise de pompes funèbres porte la déclaration à la commune du lieu du décès. La commune établit l'acte et délivre les extraits que les organismes vous réclameront (belgium.be).

Combien de temps après le décès peuvent avoir lieu les funérailles ?

L'inhumation comme la crémation supposent une autorisation gratuite de l'officier de l'état civil, qui ne peut pas être délivrée moins de 24 heures après le décès. Les modalités pratiques sont fixées par votre Région et votre commune (belgium.be).

La banque peut-elle payer les frais funéraires ?

Oui. Malgré le blocage des comptes, la banque peut avancer les frais funéraires à hauteur de 5 000 euros ou de la moitié des soldes disponibles, le plus petit des deux montants étant retenu, et auprès d'une seule banque (wallonie.be).

Faut-il un notaire dès la première semaine ?

Pas nécessairement. Pour une succession simple, le certificat d'hérédité gratuit du SPF Finances débloque souvent l'essentiel. Le notaire s'impose en présence d'un bien immobilier, d'un testament, d'un contrat de mariage ou d'un héritier mineur ou protégé.

Sept jours, ce n'est pas long pour tout cela, et personne ne le traverse en gardant la tête claire du début à la fin. Ce qui compte, c'est de savoir ce qui est daté et ce qui ne l'est pas. HelloMathilde vous prépare un plan personnalisé selon votre situation belge, votre lien avec la personne défunte et les organismes qui vous concernent, dans l'ordre, noir sur blanc.

Pour aller plus loin

→ Vue d'ensemble : toutes les démarches après un décès

Sources officielles à consulter

  • belgium.be · portail officiel des autorités belges
  • finances.belgium.be · déclaration de succession et avoirs dormants (MyMinfin)
  • socialsecurity.be · sécurité sociale et démarches après un décès
  • sfpd.fgov.be · pension de survie et indemnité de funérailles (Service fédéral des Pensions)
  • notaire.be · succession, certificat d'hérédité et déblocage des comptes
Cet article est à titre informatif. HelloMathilde ne remplace ni un notaire, ni un avocat, ni un conseiller fiscal, ni un opérateur funéraire. En cas de doute sur votre situation, consultez un professionnel.