Vous arrivez bientôt au premier anniversaire, et quelque chose vous serre. Tout le monde autour de vous semble penser que c'est fini, que les démarches appartiennent au passé. C'est rarement vrai. Cette date ramène des échéances administratives, des déclarations fiscales à ne pas oublier, et des droits que vous pouvez encore réclamer même maintenant.

L'anniversaire, à la fois dans le cœur et dans les papiers

Ce premier anniversaire pèse, souvent plus qu'on ne l'imagine. Et au même moment, sans prévenir, plusieurs choses administratives se réveillent en même temps :

Voir les droits du conjoint survivant dans le guide dédié.

Les déclarations fiscales : celle du défunt, puis la vôtre

L'année du décès, la dernière déclaration de la personne partie

Elle se dépose avant le 30 mai de l'année suivante en ligne, ou mi-mai sur papier. Vous y portez :

L'année suivante, la répartition entre héritiers

Les droits que vous pouvez encore réclamer, même après un an

Le capital décès de la CPAM (régime général)

La pension de réversion

Un capital obsèques ou une assurance vie oubliée

Les indemnités accident du travail ou maladie professionnelle

L'allocation veuvage et l'ASPA

Les démarches de succession qui prennent leur temps

La vente d'un bien immobilier

Le partage entre héritiers

Les comptes et placements à réorganiser

Le ménage administratif qui revient chaque année

Quand le premier anniversaire fait remonter la peine

Beaucoup de personnes le décrivent ainsi : une fois la phase administrative passée, le premier anniversaire ramène une vague, comme un deuxième choc. Si c'est votre cas, vous n'êtes pas seul. Vous pouvez vous appuyer sur :

Les délais juridiques à garder en tête après un an

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je ne respecte pas ces délais

Une pénalité de 0,2 %/mois s'applique sur les droits de succession au-delà de 6 mois (art. 1727 du CGI). Vous pouvez toutefois demander une prolongation auprès du Service des impôts des entreprises (SIE) si vous avez un motif sérieux.

Puis-je demander une prolongation

Oui, dans la plupart des cas, à condition d'un motif sérieux : succession internationale, recherche d'héritiers, contentieux, expertise immobilière compliquée. La demande se fait par écrit auprès de l'administration fiscale compétente, avant la fin du délai initial.

À partir de quand courent les pénalités

En général à partir de la date du décès, pas de la date de découverte ou d'acceptation. C'est pour cela qu'il vaut mieux commencer les démarches assez tôt, même quand la succession paraît simple.

Quel délai pour réclamer un capital décès ou une assurance vie

Côté assurance vie, 10 ans (loi Eckert de 2014), puis un transfert à la Caisse des dépôts (Ciclade) pendant 20 ans de plus.

Quelques repères utiles en France

  1. Acte de décès : gardez-en au moins 10 exemplaires originaux.
  2. Déclaration de succession : 6 mois après le décès, 12 mois si le décès a eu lieu hors de France.
  3. Avance de 5 000 € possible sur les comptes du défunt (art. L312-1-4 du CMF).
  4. FCDDV : le registre français des testaments, à interroger via un notaire.
  5. Capital décès CPAM : un forfait (voir ameli.fr) si la personne était salariée.

Pour la source officielle, voir service-public.fr.

Pour aller plus loin

Sources officielles à consulter

Cet article est à titre informatif. HelloMathilde ne remplace ni un notaire, ni un avocat, ni un conseiller fiscal, ni un opérateur funéraire. En cas de doute sur votre situation, consultez un professionnel.