Le véhicule du défunt est un bien à traiter rapidement : sans démarche, il devient juridiquement bloqué — impossible à utiliser sur la voie publique, à vendre ou à transférer à un héritier. Délai légal pour régulariser : 3 mois après le décès. Au-delà, le véhicule est techniquement inutilisable.

Étape 1 : sécuriser le véhicule

Dès les premiers jours :

Étape 2 : prévenir l'assurance auto

L'assurance auto continue à fonctionner après le décès, mais doit être informée :

À retenir : rouler avec le véhicule du défunt sans avoir signalé le décès à l'assureur peut entraîner une non-prise en charge en cas d'accident. Procédure prioritaire.

Étape 3 : choisir la destination du véhicule

Trois options selon la situation des héritiers :

Option A : conserver pour un héritier

Un héritier veut reprendre le véhicule pour usage personnel :

Option B : vendre à un tiers

Le véhicule est vendu, le prix est intégré à l'actif successoral :

Option C : céder à la casse

Si le véhicule est vieux, en panne, ou non recherché par les héritiers :

Le piège du non-changement de titulaire

Beaucoup de proches gardent le véhicule sans faire le changement de carte grise. Risques :

Si vous gardez le véhicule, faire le changement de carte grise dès que possible — c'est rapide via ants.gouv.fr.

Cas particuliers

Véhicule en cours de financement (LOA ou crédit)

Véhicule étranger ou expatrié

Si le défunt avait un véhicule immatriculé à l'étranger ou résidait à l'étranger, le droit applicable dépend du pays. Conseil notarial spécialisé recommandé.

Véhicule de société ou professionnel

Si le défunt était entrepreneur individuel avec un véhicule au nom de l'entreprise, le sort dépend de la transmission de l'entreprise (cession, fermeture, reprise familiale). Voir Transmission d'entreprise.

Comment HelloMathilde vous aide

HelloMathilde vous accompagne via WhatsApp pendant 7 jours pour sécuriser rapidement le véhicule (prévenir l'assurance, ranger dans un lieu sûr), choisir entre conservation / vente / destruction, faire la démarche ANTS de changement de titulaire dans les 3 mois, et coordonner avec votre notaire si besoin d'acte de notoriété pour vendre.

Questions fréquentes

Peut-on rouler avec le véhicule du défunt avant le changement de carte grise

Techniquement oui pendant les 3 mois suivant le décès, à condition d'avoir prévenu l'assurance et d'avoir l'acte de décès dans le véhicule. Au-delà des 3 mois sans régularisation, le véhicule est juridiquement bloqué (carte grise non valide).

Combien coûte le changement de carte grise après un décès

Le coût dépend de la puissance fiscale du véhicule et de la région (taxe régionale). En moyenne 50 à 200 € pour un véhicule particulier. Démarche 100 % en ligne sur ants.gouv.fr. Pas de réduction "décès".

Faut-il un contrôle technique pour transférer la carte grise

Oui, si le véhicule a plus de 4 ans. Le contrôle technique doit être en cours de validité (moins de 6 mois) au moment de la demande de changement de titulaire. Si périmé : refaire un contrôle technique avant la démarche ANTS.

Que faire si l'amende radar arrive au nom du défunt après son décès

Renvoyer l'amende à l'Officier du Ministère Public (adresse au dos du PV) avec une copie de l'acte de décès. L'amende est annulée si elle concerne une infraction commise avant le décès. Si l'infraction est postérieure au décès, c'est le conducteur réel (héritier qui utilisait le véhicule) qui est redevable.

Le véhicule entre-t-il dans la succession

Oui. Comme tout bien meuble du défunt, le véhicule fait partie de l'actif successoral. Sa valeur est estimée (cote Argus ou expert) et intégrée à la déclaration de succession. Si conservé par un héritier, sa valeur est imputée sur sa part successorale.

Sources officielles à consulter

Cet article est à titre informatif. HelloMathilde ne remplace ni un notaire, ni un avocat, ni un conseiller fiscal, ni un opérateur funéraire. En cas de doute sur votre situation, consultez un professionnel.